Dans cette exposition, je souhaite présenter une série de cartographies ctives rappelant une région de planète soumise à une montées des eaux.
Une coupe culturelle à travers l'in niment grand et l’in niment petit, anticipant une montées des eaux, entraînant alors une crise migratoire et l'exploration des liens entre le lieu, l'appartenance, le bonheur, les espoirs et la perception du futur. Le résultat nal explore les chemins de la migration dans l'espace et au-delà par un lieu non utopique (la toile) proposant un "dialogue esthético-emotif " au regardeur.

A quel point sommes-nous heureux, en ce qui concerne l'endroit où nous sommes ? Qu'attendons- nous de l'avenir et qu'est-ce que notre opinion du futur dit sur notre position actuelle ?

Ann Grim

L’orée du vide.
Ouvrons les yeux. Ces « lieux peints » signés Ann Grim sont des échantillons de « là », et nous sommes « ici ». Où l’inverse ? Sensation étrange de perte des repères, comme celle que nous ressentons au sortir d’un profond sommeil. Perdu, le regard glisse sur ces vallées lisses et laiteuses et s’accroche sur ces crêtes mordant la lumière. C’est humain, cherchons le centre, les pointillés se terminant par une croix, le trésor. En vain, l’omphalos se place alors inévitablement au bord extrême de la toile. Au-delà, il y a l’autre, l’inimaginé, la khôra, matrice qui bascule dans l’impondérable. Cette terra incognita, traditionnellement peuplée de chimères, se commue en cartographie de nos fantasmes, mais également de nos peurs. Serait-ce un miroir de notre suicide collectif ?
Ann Grim, si l’on se réfère à son parcours, est une subtile lanceuse d’alertes. Nous sommes désormais seuls créateurs de nous-mêmes, orphelins et surpris. Face à notre conscience coupable de crime de lèse-planète, de lèse-humanité, elle nous tend une carte. À l’heure où virtuel et réel se confondent, une « vraie » peinture, sur une toile avec un cadre en bois, nous convie au festin du possible, a n que l’inimaginé ne soit pas l’inimaginable.

Thierry de Beaumont Critique d’art, journaliste et essayiste

MONTÉE DES EAUX SUR TERRE

 

essayez le simulateur « Flood Maps »
 

Une conséquence du réchauffement climatique souvent évoqué est la fonte des glaces accompagnée par la montée du niveau des mers. En fonction de l'ampleur du phénomène, des catastrophes multiples sont annoncées par les experts.

Pour visualiser ces effets, Futura-Environnement je propose un simulateur qui calcule la submersion et les nouveaux bords de mer...

Il est certain qu'une fonte des glaces terrestres va entrainer un transfert de leur volume vers les océans et provoquer leur montée. Selon certains scientifiques, la fonte complète du Groenland élèverait ce niveau de 7 mètres, et celle de l'Antarctique occidental de 5 mètres. Une autre raison de la montée des océans, qui n'a rien à voir avec la fonte des glaces, est la dilatation de l'eau sous l'effet de la température.

 

Jusqu’à combien de mètre sommes-nous "waterproof" ?

Afin de mieux visualiser les conséquences d'un tel phénomène, il existe des simulateurs de la montée des océans. « Flood Maps » se basent sur Google Maps pour la partie cartographie, et sur des données prises avec un radar altimétriques de la NASA pour le calcul des zones recouvertes. Il permet de simuler une montée du niveau de la mer jusqu'à 14 mètres.

Ces simulations restent approximatives.
Par exemple, ce modèle ne prend pas en compte les marées, ni l'érosion des côtes ou les protections construites pour préserver les terrains. De plus, la carte ne tient pas compte des zones, certes en dessous du niveau des océans mais qui ne communiquent pas avec ceux-ci. Inversement, l'altitude des villes est exagérée par les techniques de mesures spatiales et donc certaines villes sauvées des eaux par le simulateur feront en réalité partie du monde sous-marin.

POPULATION EN TEMPS RÉEL

essayez le simulateur « HUMANKIND NUMBERS » 

 

 

 

 

FLUX MIGRATOIRES AÉRIENS

 

essayez le simulateur « INED Map »

Dans chaque pays, la proportion d'immigrés et la part des flux migratoires tenant compte de l'accroissement de la population.

2018 STATISTIQUES : 10 958 904 d'humains dans les airs par jours

En 2017, l'ASN enregistré 36,8 millions de vols, l'équivalent de 1,16 vol chaque seconde (compteur) réalisés par quelque 27.000 avions de ligne. En 2017, pour la première fois, on a dépassé le nombre de 4 milliards de passagers transportés par l'aviation civile dans le monde, autrement dit chaque seconde 127 passagers prennent l'avion dans un des aéroports de la planète.